La combustion : entre usages quotidiens et enjeux pour l’avenir

Modifié par Clemni

Dans notre vie quotidienne, la combustion est omniprésente. Elle intervient dans de nombreux usages : le chauffage des habitations (chaudières au gaz, au fioul, poêles à bois), la cuisson des aliments (gazinières, barbecues), les moyens de transport (voitures, camions, avions) ou la production d’électricité (centrales thermiques alimentées au charbon, au fioul ou au gaz). Ces pratiques ont largement contribué au développement industriel et à l’amélioration du confort de vie au fil des décennies.

Cependant, si la combustion reste aujourd’hui indispensable, elle n’est pas sans conséquences. Elle soulève désormais de véritables enjeux de société, en lien avec la sécurité, la santé publique et la protection de l’environnement.

Une combustion incomplète produit du monoxyde de carbone \(\mathrm{(CO)}\), un gaz incolore, inodore et toxique, responsable chaque année de nombreuses intoxications, parfois mortelles. De plus, la combustion des énergies fossiles génère d’importantes quantités de dioxyde de carbone \(\mathrm{(CO_2)}\), un gaz à effet de serre qui contribue directement au réchauffement climatique.

À cela s’ajoutent d’autres polluants : les combustions rejettent des particules fines, dangereuses pour la santé car elles peuvent pénétrer dans les voies respiratoires. Elles émettent aussi des gaz nocifs qui participent à la formation de pluies acides.

Enfin, il ne faut pas oublier que les combustibles fossiles sont des ressources non renouvelables, dont l’extraction et le transport comportent eux aussi des risques environnementaux majeurs, comme les marées noires ou la pollution des sols.

Face à ces enjeux, de nombreuses recherches visent à réduire l’impact des combustions et à s’inscrire dans une démarche de développement durable. Plusieurs axes d’étude et alternatives sont explorés :

  • le développement de biocarburants, produits à partir de plantes riches en huile ou en sucre (comme le colza ou la canne à sucre). S’ils émettent moins de \(\mathrm{CO_2}\) à la combustion, ils posent toutefois des problèmes éthiques et environnementaux car ils occupent des terres agricoles qui pourraient être destinées à l’alimentation, et peuvent entraîner une déforestation massive ;
  • l’exploitation de la biomasse, qui regroupe tous les matériaux d’origine végétale ou animale (déchets agricoles, bois, résidus organiques). Elle peut être transformée en chaleur, en gaz ou en carburant, et représente une solution plus durable lorsqu’elle valorise des déchets existants ;
  • l’étude des microalgues : leur culture nécessite peu d’espace, ne concurrence pas l’agriculture vivrière, et certaines espèces peuvent même capturer le \(\mathrm{CO_2}\) pendant leur croissance ;
  • l’amélioration des moteurs thermiques pour en augmenter le rendement et diminuer les émissions polluantes ;
  • le développement de nouvelles technologies, comme les piles à hydrogène, dont la combustion ne produit que de l’eau ;
  • le recours aux énergies renouvelables (solaire, éolien, hydraulique), qui permettent de produire de l’énergie sans combustion.

Ces recherches traduisent une volonté de réconcilier progrès technologique et respect de l’environnement, en réduisant les effets néfastes de la combustion tout en assurant les besoins énergétiques des sociétés modernes. Elles montrent également que la compréhension des transformations chimiques est essentielle pour relever les défis énergétiques, climatiques et sanitaires du XXIe siècle.

Source : https://lesmanuelslibres.region-academique-idf.fr
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